
La Seine, la nuit, acrylique sur toile, 150x150 cm, 2023. Tour KupKA pendant la résidence Cartels.
"On ne regarde avec une passion esthétique qu’un paysage d’abord vu en rêve."
Gaston Bachelard
C’est exactement ça : quand je vois une étendue d’eau, je la reconnais. Je sens un lien, une parenté archaïque, une intimité que je ne m’explique pas.
Est-ce que c’est parce que, comme il l’écrit, j’ai si longtemps contemplé des surfaces d’eau que j’ai voué mon imagination à l’eau ?
Je peins des étendues d’eau libre que j’ai vues, contemplées ou dans lesquelles je me suis baignée : mer, océan, fleuve, lac.
Je tente par la peinture de comprendre ma fascination pour l’eau ; par l’étude de ses formes changeantes, je cherche à élucider et étirer dans le temps ce qui toujours est pour moi un moment d’émerveillement.
Comme si la rivière de mes rêves, de mes pensées, de mes émotions était liée à l’eau que je vois et qui comme elle, s’écoule.
Comme si l’eau était la matière même de mes rêves.

Veules-les-Roses, acrylique sur toile, 150x150 cm, 2024.

La Seine, l'hiver acrylique sur toile, 120x120 cm, 2025.

La Seine, le jour, acrylique sur toile, 50x60 cm, 2025.



